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Immigration, guerre, machine à coudre : Renoma aux origines

Comme beaucoup d’autres grands noms de la mode française, l’histoire de Renoma est d’abord celle d’une migration. En effet, et comme l’exposition Fashion Mix le montrait au Palais de la Porte Dorée en 2014, la France et notamment Paris ont constitué une destination de choix pour des créateurs et créatrices venu.es d’ailleurs. Il faut dire que le rayonnement parisien, comme centre d’art et de culture et lieu d’opportunités, fait de la capitale un territoire magnétique. Soutine ne disait-il pas que s’il ne réussissait pas à Paris, il ne réussirait nulle part ? Sans aucun doute ces parcours ont-ils contribué à enrichir le paysage artistique français, et ont permis à Paris de maintenir sa place d’épicentre de la mode.

Si Fashion Mix suit plutôt des carrières “haute couture” comme celles d’Azzedine Alaïa, Issey Miyake, Martin Margiela ou encore Elsa Schiaparelli, la chercheuse Nancy Green met en évidence dans ses travaux les liens étroits entre confection française et mouvements de communautés juives, ce dès la seconde moitié du XIXe siècle.

L’augmentation de la demande de vêtements dits “confectionnés” entraîne en effet de nouveaux besoins de main-d’œuvre. Il faut en outre peu de capital pour ouvrir un petit atelier : le métier de tailleur constitue donc une insertion relativement aisée dans le marché du travail. Se succèdent dès lors plusieurs vagues de migrations : les juifs russo-polonais à partir des années 1880, qui se spécialisent notamment dans la fabrication de casquettes; les juifs polonais, les juifs turcs et les arméniens dans les années 1920. Dans l’entre-deux guerres, on estime que 70% des ouvriers du vêtement sont des juifs d’Europe orientale ;  beaucoup vivent et travaillent à Belleville.

C’est dans ce contexte de bouillonnement professionnel que l’histoire parisienne de Renoma plante ses racines. Symcha Krzepicki, né en 1911 à Zloczew (Pologne) et héritier d’une dynastie de tailleurs, se rend en France en 1935 pour y chercher le succès. Par hasard, il y retrouve  Rywka-Frajdla Wolkowicz, également née à Zloczew et arrivée la même année que lui. Ensemble, ils ont deux garçons, Michel et Maurice. 





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  • 8. Photo de Jean-Louis Rancurel
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Room 5

  • 1. Publicité de 1981
  • 2. Publicité de 1981
  • 3. Publicité de 1981
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  • 11. Le Figaro Magazine, 1988

Room 6

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  • 10. Photo de Christopher Markos
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  • 13. Photo de Christopher Markos
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  • 15. Photo de Christopher Markos

Room 7

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  • 7. Revue Monsieur, octobre-novembre 2005
  • 8. Revue Monsieur, octobre-novembre 2005
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  • 11. Tony Franck
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  • 14. David Bailey
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  • 16. David Bailey
  • 17. David Bailey
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  • 19. David Bailey
  • 20. Helmut Newton
  • 21. Helmut Newton
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  • 24. Dominique Issermann
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Room 8

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Room 11

  • 1. Maurice Renoma
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Room 12

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Immigration, guerre, machine à coudre : Renoma aux origines

Comme beaucoup d’autres grands noms de la mode française, l’histoire de Renoma est d’abord celle d’une migration. En effet, et comme l’exposition Fashion Mix le montrait au Palais de la Porte Dorée en 2014, la France et notamment Paris ont constitué une destination de choix pour des créateurs et créatrices venu.es d’ailleurs. Il faut dire que le rayonnement parisien, comme centre d’art et de culture et lieu d’opportunités, fait de la capitale un territoire magnétique. Soutine ne disait-il pas que s’il ne réussissait pas à Paris, il ne réussirait nulle part ? Sans aucun doute ces parcours ont-ils contribué à enrichir le paysage artistique français, et ont permis à Paris de maintenir sa place d’épicentre de la mode.

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L’augmentation de la demande de vêtements dits “confectionnés” entraîne en effet de nouveaux besoins de main-d’œuvre. Il faut en outre peu de capital pour ouvrir un petit atelier : le métier de tailleur constitue donc une insertion relativement aisée dans le marché du travail. Se succèdent dès lors plusieurs vagues de migrations : les juifs russo-polonais à partir des années 1880, qui se spécialisent notamment dans la fabrication de casquettes; les juifs polonais, les juifs turcs et les arméniens dans les années 1920. Dans l’entre-deux guerres, on estime que 70% des ouvriers du vêtement sont des juifs d’Europe orientale ;  beaucoup vivent et travaillent à Belleville.

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